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La nature d’Hokkaido

On imagine souvent le Japon comme Tokyo, une mégalopole débordante de bruit et de fureur. Et pourtant, le Japon, c’est également une nature préservée, à l’image du nord d’Hokkaido. Ils vivent de la pêche mais ont une prédilection particulière pour la viande d’ours, sont trapus et ont la peau claire. Les hommes arborent toujours une barbe longue et touffue tandis que les femmes se tatouent, en signe de beauté, les coins de la bouche et les paumes. Leurs vêtements sont en fibre d’écorce tirée d’une espèce d’orme ou en peau de poisson. Leur origine est mystérieuse, et de récentes études sur leur ADN les rapprochent des peuples de l’Asie du Sud-Est et des Tibétains. Nous parlons des Aïnous, peuple de 25000 individus selon les chiffres officiels, même si la majeure partie d’entre eux a déjà été assimilée par la modernité japonaise.

Désormais, seule une centaine d’A’|’nous est en mesure de parler la langue ancestrale et très peu suivent encore le chamanisme des origines. Le promontoire du nord-est de la grande île de Hokkaido est leur enclave : bordée par la mer d’Okhotsk, cette vaste région renferme de formidables beautés naturelles, à des années-lumière du Japon futuriste de l’imaginaire collectif. Ici, montagnes, forêts et toundras quasi arctiques abritent une faune très riche et une série de cascades et de lacs, parmi lesquels le lac Akan, habitat d’une étonnante curiosité végétale, le marimo (ou torasanpe, « fantôme du lac », en aïnou), une algue flottante de forme sphérique de la taille d’une balle de tennis. La détermination nippone, proverbiale, semble cependant avoir modelé jusqu’aux destinations les plus sauvages de Hokkaido. De fait, le moindre recoin, même le plus éloigné, est facilement accessible en voiture de location ou en train à grande vitesse. Si vous y séjournez une semaine, profitez-en pour traverser le parc national de Shiretoko en suivant le tracé escarpé d’une des routes les plus panoramiques du pays, pour rejoindre les villages aïnous et vous accorder quelques jours à Abashiri, sur la mer d’Okhotsk et faire, pourquoi pas, l’expérience d’une excursion à bord d’un brise-glace.

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