Dinard, chic et british

De l’estuaire de la Rance à l`extrémité de la Roche Pelée, la belle élégante se pavane sur la Côte d`Émeraude. Dés 1840, les Anglais ont importé sur ce rivage déchiqueté la touche de style caractéristique de la villégiature balnéaire. Et Dinard, coquette cousine de Biarritz, soigne son chic British  auquel elle dédie son Festival du film britannique annuel et une statue d’Hitchcock avec oiseau. L’oeil, vierge des mondanités de la station, capte les détails charmants des quartiers agglomérés autour de la plage de l’écluse. Au pied des châtelets, du casino Barrière et du Glacier – où il est bon de prendre un café matinal, les tentes de plage rayées bleu et blanc semblent plantées pour l’éternité. A l’ombre de la toile, on se prend d’appartenir au clan. Le must, c’est La Reine Hortense. La villa hôtel est incontestablement la plus exemplaire des villégiatures « bains de mer » de notre littoral, ayant conservé son mobilier d’époque – dont la vraie baignoire impériale d’Hortense – et la vue arrogante sur l’écluse (emportez vos jumelles de théâtre). Derrière elle, la plage de Saint-Enogat se complaît dans la torpeur des après-midi de thalasso, qui riment avec le confort déco des Villas La Falaise. A l’autre extrémité de Dinard, après la piscine d’eau de mer, la pointe du Moulinet se contourne pour la promenade du clair de lune. Son romantisme se savoure après un dîner de coquillages et crustacés sur le ponton de La Gonnelle. Dans le prolongement, on pénètre Le Yacht-Club, fief évident des voileux du cru, narguant un Saint-Malo bien plus roturier. Quant aux bourlingueurs des nuits doucement décadentes de Dinard, ils se requinquent a L’Escale à Corto, cabotent à La Fonda, à La Croisette ou encore à L’Entrac’t, avant d’amerrir à Saint-Lunaire… Préparez votre séjour grâce au site de l’office du tourisme de Dinard.

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