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Découvrir Mexico

Mexico est une ville unique, exceptionnellement riche et cosmopolite. Toute sa beauté et sa diversité transparaissent dans son histoire, et permettent de mettre en lumière son caractère cosmopolite et fascinant. En 1519, Hernán Cortés arrive avec un petit groupe de conquistadors à Tenochtitlán, la cité aztèque sur laquelle Mexico se dresse aujourd’hui. Il est immédiatement fasciné par sa beaute hors norme. Son compagnon de voyage, Bernal Diaz del Castillo, écrira : « Nous découvrions un décor enchanteur, digne d’un conte. Certains soldats avaient même l’impression de rêver. » Fondée en 1325, Tenochtitlán est alors l’une des plus grandes villes de l’époque, rassemblant 200000 habitants sur l’île d’un lac quadrillée de canaux et reliée à la rive par des remblais. Au coeur d’un empire qui s’étend sur l’ensemble du Mexique, du Pacifique à l’Atlantique, c’est un lieu exotique et bariolé, qui prospère grâce au tribut versé par ses sujets : peaux de jaguar, capes en plumes, perles de jade, or, graines de cacao. Cette société ultradisciplinée et très organisée porte pourtant une part d’ombre qui choque et révolte les Espagnols : les dieux aztèques exigent d’innombrables sacrifices humains. Les conquistadors trouvent là leur justification; ils détruisent Tenochtitlán, conquièrent le Mexique et se repaissent d’or et d’argent. Le lac est asséché et la cité aztèque rayée de la carte. Les vestiges de sa grande pyramide, le Templo Mayor, ne seront retrouvés qu’en 1978 (les tranchées et les 7000 objets mis au jour ont été aménagés en musée). Mexico devient donc la capitale de ce nouvel Empire espagnol, et s’affirme comme l’une des plus grandes villes du monde.

 

Ce qu’elle est toujours aujourd’hui. Enivrante, bruyante, elle s’articule autour de la place principale du vieux centre historique, El Zócalo : un quartier ponctué d’églises baroques, comme la grande Catedral Metropolitana et le Sagrario, et d’édifices majestueux — le l’alacio Nacional (siège du gouvernement) et le Musco Nacional de Anc (Munal) —, sans oublier les gratte-ciel de verre. Gigantesque, la ville est subdivisée en 250 colonias, des quartiers à l’atmosphère de village, chacun ayant une ambiance propre. Côté culture, la ville est d’une richesse incomarable. La fabuleuse histoire de la Méso-Amérique précolombienne se raconte au Museo Nacional de Antropología, l’un des plus grands musées du monde, débordant de sculptures, étoffes, bijoux et céramiques olmèques, mayas, zapotèques, toltèques et aztèques. Il se tient dans le Bosque de Chapultepec, un énorme parc urbain, en compagnie du Castillo (« château »), un musée historique autrefois palais résidentiel de l’empereur autrichien Maximilien Ier qui détint brièvement le pouvoir de 1864 à 1867. On y trouve également le Museo de Arte Moderno et les œuvres, parmi tant d’autres, de Diego Rivera et de Frida Kahlo. Les touches espagnoles et méso-américaines qui font de Mexico une ville si particulière se retrouvent un peu partout, et notamment dans sa gastronomie. Les bars, ou cantinas, offrent des centaines de variétés d’alcool issues de l’agave, une plante proche du cactus : tequila, mezcal et pulque. Les marchands ambulants mitonnent une cuisine délicieuse — tacos, tortillas, quesadillas et autres en-cas à base de maïs qui auraient réjoui les Aztèques, tout comme les burritos (galettes fourrées et roulées) et les tortas (sandwichs chauds ou froids). Sur les marchés, des étals colorés surchargés de fruits et de légumes témoignent de la fertilité du sol d’origine volcanique de l‘arrière-pays, où se dessine la silhouette lointaine du Popocatépetl, toujours en activité. Cette fertilité généreuse saute aux yeux dans les jardins flottants de Xochimilco, où les trajineneras, des barques de couleurs vives, promènent habitants et touristes au fil de canaux ombragés et croisent d’autres barques chargées d’orchestres de mariachis. Ces canaux ont été creusés par les Aztèques qui ont remblayé de terre et de débris organiques le plancher du lac, planté de pieux et de racines pour créer des chinampas, des jardins lacustres extraordinairement fertiles où poussaient des légumes ainsi que les fleurs très appréciées pour décorer les intérieurs ou pour offrir — un concept qui enchante les touristes d’aujourd’hui comme les conquistadors d’hier.

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